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Sénégal 2008

10 apprentis du C.F.A. (dont deux filles) se sont rendus au Sénégal, avec monsieur COURTAUX (formateur en menuiserie) puis monsieur BASTIN (formateur en mathématiques), dans le cadre d’un projet commun avec l’Association DEPROBAT. Son président, monsieur N’DIAYE, accompagnait le groupe. Voici leur récit…


Première partie :

Dimanche soir et lundi (14 et 15 juin)

21h30 : décollage. Christopher, Matthieu et Vincent n’ont jamais pris l’avion. Ils n’ont pas l’air très rassuré mais une bonne ambiance règne dans le groupe. C’est parti pour trois heures d’avion.


0h30, heure française, 23h30, au Maroc à Casablanca. L’avion atterrit. On arrive à l’aéroport Mohammed V. Changement d’avion.

1h30, heure française, 0h30 au Maroc. On redécolle pour 3 heures de vol. Cette fois, l’ambiance est largement plus calme. Gros dodo pour quasiment tout le monde.5h, heure française, 3h, heure sénégalaise. Atterrissage. Passage à la douane. On récupère les bagages et on se dirige vers le parking de l’aéroport. La chaleur est saisissante, l’humidité est pesante. Et la bonne surprise, le mini-van… Pas de doute, on est bien en Afrique ! Là où en France on serait montés à 9, nous sommes montés à 18 ! Onze heures de trajet… Trois arrêts histoire de se dégourdir un peu les jambes.


15h, heure sénégalaise. Arrivée à Podor. L’accueil est vraiment très chaleureux. La chaleur est bien au rendez-vous malgré les nuages.

Vers 16h30, on nous sert un repas : riz, poisson et légumes, le tout très épicé. Marie n’a pas bien digéré… Après le repas, petit match de football avec, au départ 5 enfants du village, puis à la fin, une bonne trentaine. 4-1 pour les sénégalais… On aura notre revanche !

Hop ! à la douche et rustique, s’il vous plaît ! Un grand seau d’eau claire et tempérée (elle sort telle quelle du robinet), un bon gobelet pour se la verser sur la tête, et voilà !

Repas du soir : des frites ! Que du bonheur ! viande grillée, oignons cuits, le tout accompagné d’une salade fraîche.

Repus, la peau du ventre bien tendue, direction la chambre… à la belle étoile pour les garçons. Trouvant la température extérieure plus propice à un bon sommeil, les huit garçons ont joué les yamakazi et ont investi le toit pour la nuit.

Mardi 16 juin

Réveil très matinal pour certains qui ont voulu profiter du lever de soleil, plus tardif pour d’autres à qui les boules Quiès ont bien profités… bel exemple, monsieur Courtaux ! Les garçons sont déjà sur le pied de guerre, marteaux et clous en mains, ils réparent la porte de la cuisine qui ne tenait plus que par la volonté de je ne sais qui.

Visite guidée du village : on longe le fleuve Sénégal, frontière naturelle avec la Mauritanie. L’eau semble fraîche et poissonneuse. C’est dit : on ira se baigner et  pêcher avant de repartir.

Un groupe de blancs, ça se remarque dans les petites rues du marché. Tout le monde nous salue, nous les « toubabs ». Visite d’un atelier de menuiserie. Retour à la « case » pour peindre un drapeau du Sénégal, à l’entrée. Un bon repas, un bon repos. En fin d’après-midi, départ pour Doué en 4X4 pick up, debout à l’arrière. Une bonne demi-heure de trajet dans ce qu’on pourrait appeler un désert. Finalement, on aperçoit le village de Doué. Quelques habitants sortent de chez eux pour courir vers le 4X4. Puis là, grosse surprise, tous les habitants sont réunis pour nous accueillir avec des chants et des costumes traditionnels. Même si Doué est un petit village retiré, il ne compte pas moins de 3000 habitants. L’émotion est vraiment très forte. Tous ces gens qui nous applaudissent, qui nous sourient, qui nous acclament… C’est même démesuré. Nous sommes vraiment accueillis comme des rois. Les discours, les chants et les remerciements s’enchaînent. Les enfants ont même préparé des spectacles.

Repas traditionnel avec les doigts. La fatigue commence à se faire ressentir. On remonte dans les 4X4, mais petit problème : un pneu crevé. Quelques minutes pour mettre une nouvelle roue, puis on repart.

Ce soir, nous nous couchons avec pleins de chants dans la tête.

Demain, les travaux commencent !

Mercredi 17 juin

Premier jour de chantier. Bon, les méthodes sont un peu différentes des nôtres, on ne se sent pas vraiment à notre place. Mais bon, une bonne matinée de travail, bien arrosée (à cause des 45° au soleil), qui s’est terminée sur un ton un peu amer : on a dû rapatrier une jeune femme jusqu’à Podor au centre de santé. Finalement, on a appris plus tard qu’elle avait fait une fausse couche. La réalité de la vie.

Après-midi tranquille, une bonne sieste pour la plupart d’entre nous. Un petit tour sur le marché pour d’autres. Cyril nous prévoit une petite pêche pour le lendemain soir.

Jeudi 18 juin

Lever matinal, un peu trop pour certains… Petit déjeuner rapide et départ pour Doué, toujours dans le pick-up.

Grosse matinée en vue : ferraillage et coulage de la semelle, sur la partie du mur la plus exposée au soleil. Pendant ce temps, deux sénégalais fabriquent encore des parpaings. Hier, ils en ont déjà fait 210 ! Bon, la solidité est … comment dire… très relative. On verra demain si une journée de séchage en plus les aura solidifiés.


11h, fin de la matinée. Nous sommes tous exténués, mais la semelle de fondation est quasi-terminée. Les ouvriers nous garantissent qu’ils finiront les quelques mètres restants. On grimpe dans le pick-up, et c’est reparti pour Podor. Et là, c’est le drame ! La roue du 4X4 qui avait été changée le mardi soir s’est détachée de la voiture en cassant les 4 vis d’entraxe…


On ne perd pas le nord, Monsieur N’Diaye appelle des mécaniciens qui devraient rapidement arriver ; « devraient »… Trois heures plus tard, on aperçoit enfin la voiture des mécaniciens. Une bonne demi-heure de réparation, et on remonte enfin. Il était temps, parce qu’il n’y avait plus une goutte d’eau et la faim commençait vraiment à se faire ressentir. Heureusement, les femmes de la maison nous ont accueillis avec un bon repas. Une bonne douche et une bonne sieste pour tous ! Petit tour au marché pour les uns, au bar pour d’autres, et au bord du lac Sénégal pour les derniers pour une petite partie de pêche. Ce soir, une bonne nuit nous attend.

Vendredi 19 juin

Ce matin, le lever n’a pas été trop dur. Le chantier non plus d’ailleurs : les maçons sénégalais ont pris les choses en mains et ne nous laissent vraiment plus de liberté d’action. On profite du temps libre pour visiter le village, aider les femmes à aller chercher de l’eau. Certains se sont fait inviter chez les habitants. Les jeunes femmes ont l’air de beaucoup apprécier les garçons et vice-versa. Midi, retour à la case. Petit repas, toujours aussi bon mais de plus en plus épicé. Et après le repas, notre traditionnelle petite sieste.

Aujourd’hui, on nous a programmé une visite du centre de formation de Podor. Ateliers de métallerie, menuiserie, électricité, mécanique et carrosserie. Nous sommes bluffés de voir que leur matériel est équivalent au nôtre. Fin d’après-midi libre : un tour sur le marché, pêche au bord du fleuve, petite bière régionale pour les plus aguerris dans un « club dancing » où, surprise, nous rencontrons un couple de « toubabs » ! Des belges venus faire le tour du pays à l’aventure. Pour eux, ce n’est pas la première excursion non organisée qu’ils font. Nous sommes tous admiratifs en apprenant qu’ils ont voyagé dans toute l’Asie pendant un an sans rien avoir préparé au préalable.

Samedi 20 juin

Aujourd’hui, les choses sérieuses commencent : on monte les parpaings. Encore une fois, les méthodes diffèrent des nôtres, mais nous nous adaptons très vite. A midi, déjà trois rangs sont montés sur la grande longueur. Cette après-midi, petite ballade en 4X4 pour aller voir la presqu’île de Morfil. Sur le chemin, nous observons le village de Donaye qui a été ravagé par des inondations en 2002. Tous les bâtiments sont en ruine, il ne reste que des tas de gravats.

Retour à la case, match Sénégal-Liberia. Nous profitons du match au frais, près du fleuve, à côté d’un petit bar où une dizaine de sénégalais se préparent à fêter leur victoire.

Dimanche 21 juin

Journée libre. Visite du fort de Podor après une grasse matinée. Le gardien du fort est très accueillant et connaît passionnément l’histoire de cette bâtisse. Astrid et Vincent sont partis avec monsieur N’Diaye voir sa sœur pour la journée. Nous autres, partons faire un tour en ville, allons sur le marché puis au bord du fleuve regarder les apprentis-pêcheurs prendre une leçon des gamins du coin.

Demain, nous passons la journée et la nuit à Doué.

Par Apprentis
Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 12:19
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Dimanche 15 juin vers 18h30, les apprenti(e)s inscrits dans le dispositif « chantier solidaire » ainsi que le formateur-accompagnateur, Vincent COURTAUX, se sont donnés rendez-vous à l’aéroport d’Orly : au programme, enregistrement des bagages, vérification des billets / passeports et recommandations d’avant-départ. Le groupe composé de 10 jeunes dont deux filles doit participer à la construction du mur d’enceinte d’une école à DOUE, près de la frontière mauritanienne.

 

Vol prévu pour CASABLANCA à 21h30 puis changement d’avion pour DAKAR. Monsieur N’DIAYE (président de l’association DEPROBAT) les y attendait ce matin avant de prendre le camion-bus pour PODOR.

David FABRE

Par David FABRE
Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 11:04
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A quelques semaines du départ pour le chantier solidaire au Sénégal, les apprenti(e)s du CFA (7 menuisiers BP et une peintre, Marie FIDALGO), ont bénéficié d’une initiation au métier de la maçonnerie à l’initiative du formateur d’atelier, monsieur LE COIDIC.


En effet, pendant le séjour, les apprenti(e)s avec les sénégalais, devront notamment construire le mur d’enceinte de l’école du village de Doué. Ce chantier est une nécessité pour renforcer la sécurité des enfants (199 élèves dont 126 filles) et les couper physiquement de la rue. Conscient à la fois de l’obligation de préparer au mieux ce défi, mais aussi de partager des informations fiables et fonctionnelles, monsieur LE COIDIC, riche d’une expérience précédente au Mali, a souhaité donner ce coup de pouce, sur la base de 6 heures de formation.



Pour rentabiliser cette initiation, il a associé un élève de Classe Préparatoire à l’Apprentissage à chaque apprenti(e), le premier prodiguant conseils et gestes professionnels au second. Il est d’ailleurs étonnant, mais ô combien valorisant et positif, d’observer un élève de CPA communiquer et échanger son savoir faire à un apprenti BP. Cette mise en situation pourrait d’ailleurs trouver des prolongements à l’avenir.


Jeudi, autre proposition pédagogique, les apprenti(e)s et monsieur BASTIN (formateur de mathématiques et accompagnateur) ont travaillé, cette fois-ci, en équipe et en autonomie relative, à la construction d’un muret d’angle. Le résultat est probant et prometteur. Les apprenti(e)s devront cependant s’adapter aux réalités locales, notamment fabriquer les parpaings et lutter contre la chaleur ambiante.

Des éléments concrètement évoqués mercredi par monsieur N’DIAYE DIAKIW, président de l’Association DEPROBAT avec laquelle le CFA a signé une convention de partenariat et qui est à l’origine du projet.

De multiples demandes ont naturellement émergés de la rencontre, notamment autour des questions sanitaires et de sécurité. Les apprenti(e)s ont également échangé sur le chantier à réaliser, la qualité des matériaux et la logistique sur place. Une prochaine rencontre est prévue afin de finaliser le projet avec les deux accompagnateurs, messieurs Vincent COURTAUX (formateur menuiserie) et Ghislain BASTIN.

David Fabre
Par David FABRE
Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /2008 06:07
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